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L'humour : signe d'incompétence ou arme business stratégique ?

Mantra business : « On n’est pas là pour rigoler. »

Le business, c’est sérieux.

Compétence et humour ne font pas bon ménage.

Alors qu’être sérieux, ça fait… ben, sérieux.


Question naïve : quelqu’un a-t-il prévenu les humoristes que leur métier les rend incompétents pour le business ?

Pourtant, le business de l’humour, ce sont des millions d’euros, des milliers d’emplois.

Des enjeux d’image, de pouvoir, d’influence.

Mais peut-être que là, ça ne compte pas ?


Je plaisante (c’est lamentable !) pour amener cette idée :

𝐒𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐯𝐞𝐫 𝐝’𝐡𝐮𝐦𝐨𝐮𝐫, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐬𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐯𝐞𝐫 𝐝’𝐮𝐧 𝐥𝐞𝐯𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞.

Jacques Brel aurait dit : « L’humour est la forme la plus saine de lucidité. »

𝐄𝐧 𝐝’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐞𝐬 : 𝐥'𝐡𝐮𝐦𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞𝐦𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐥à 𝐨ù 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐮𝐧𝐧𝐞𝐥𝐢𝐬é𝐞 𝐦𝐞𝐧𝐚𝐜𝐞 𝐥𝐞 𝐣𝐮𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭.

La perspective permet la vision d’ensemble.

La vision d’ensemble permet la décision juste.

𝐄𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐦𝐨𝐧𝐭𝐞, 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐯𝐢𝐭𝐚𝐥𝐞.


Dans Saint-Germain ou la négociation, Francis Walder, écrivain, militaire et négociateur, narre les négociations de 1570 à St-Germain-en-Laye.

Objectif : arrêter la guerre civile et les massacres entre catholiques et huguenots.

… un contexte pas spécialement marrant, donc.

Walder met dans la bouche d’un négociateur cette phrase incroyable : « Un être humain peut-il respirer s’il tient sur sa poitrine cent mille destinées humaines ? Comment jonglerais-je avec ces enjeux immenses si je ne les 𝒂𝒍𝒍é𝒈𝒆𝒂𝒊𝒔 d’abord à la mesure de mes forces ? »


𝐋𝐚 𝐥é𝐠è𝐫𝐞𝐭é 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐥’𝐞𝐧𝐧𝐞𝐦𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭é.

𝐄𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐟𝐨𝐢𝐬 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧.

Je ris souvent avec mes clients.

Cela n’a pas empêché certains d’augmenter leur CA de 200 % ou de faire leur meilleur mois depuis 10 ans.

Ni d’autres de cartonner dans une conférence devant 500 professionnels en amorçant leur prise de parole par un trait d’humour.

Quand je dirigeais un centre sanitaire régional, rire avec mon équipe faisait partie du quotidien. Et ça n'empêchait pas tout le monde de se mobiliser avec une furieuse efficacité en cas de crise sanitaire.


L’humour n’est ni une distraction, ni une incapacité à percevoir les enjeux.

C’est une arme cognitive, une légèreté stratégique.

𝐔𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭é 𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞.


(Couverture : Sir John Falstaff peint par Eduard von Grützne - huile sur toile, 1921, Domaine public)

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